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Tra­deinn 2021 – Gérone

Sup­port des cham­pion­nats d’Es­pagne Longue Dis­tance.

Tradeinn International Triathlon

L’en­vie de cou­rir après une année 2020 tron­quée, le French­man repor­té, je tombe sur cette course, ni une, ni deux, je m’ins­cris !
Une longue route depuis l’Oise jus­qu’à Plat­ja d’A­ro, 11 heures envi­ron. Soit plus que le chro­no espé­ré, 10h30.
Arri­vé sur place le ven­dre­di vers 14h, il fait chaud, très chaud, une tren­taine de degrés, ça change du mois de Mai picard qui n’a pas dépas­sé les 15 degrés ! Je récu­père le dos­sard, et rentre tran­quille­ment à l’ap­part, à 10 minutes à pied du départ, nickel. Pre­mière nuit, c’est le drame. Pas de vrais volets, la fenêtre qui né se ferme pas tota­le­ment, le lit abso­lu­ment pas confor­table.. Autant dire que la nuit a été com­pli­quée.

Same­di, petite heure de vélo sur le début du par­cours, petit pla­teau uni­que­ment ! Dépose du vélo dans l’a­près-midi. Yaplu­ka.

Dimanche, réveil 04h15, réveillé dès 4h00. Je me sens bien, petit dèj, je me dirige tran­quille­ment vers le parc à vélo, der­niers pré­pa­ra­tifs, j’en­file la com­bi, et me dirige vers le départ. De temps en temps, cer­tains viennent me par­ler, sauf que je pipe pas un mot d’es­pa­gnol !!

Natation - Tradeinn International Triathlon

06h40, départ don­né pour les pros hommes, puis les femmes, puis mon groupe d’âge. On est immé­dia­te­ment 3 à prendre le large, on reprend rapi­de­ment des pros. Sor­ti de l’eau en 53′ quelque chose, j’ai plus que la dis­tance à la montre. C’est cor­rect sachant qu’il est impos­sible de nager depuis mars 2020. Longue tran­si­tion jus­qu’au par­king sou­ter­rain. J’en sors en même temps que Yann Roche­teau, lui sou­haite une bonne course et c’est par­ti en vélo. On est 5/6, et dans la pre­mière bosse, ça se regarde. Mais limite pis­tard en sur place. J’y vais. tout le monde suit…et me lâche dans la des­cente qui suit! Des­cente sinueuse vous l’au­rez com­pris, dès les pre­miers virages, une pro au sol. J’ap­pren­drai durant le mara­thon que Romain Guillaume est éga­le­ment tom­bé par ici. Les pre­miers km défilent, puis vers le 60e, je me sens vide. Plus rien dans les jambes. J’es­saye de bien boire, m’a­li­men­ter, rien né change, je suis cra­mé. Sauf que j’ai fait qu’un tiers du vélo, les deux grosses dif­fi­cul­tés vélo sont plus tard. Pre­mière grosse dif­fi­cul­té, petit pla­teau, je mou­line, ça pas­sé tant bien que mal. Il com­mence à faire chaud, très chaud. Les km passent, et le fameux km 145, der­nière dif­fi­cul­té, 8,5km à 4/5%, res­sen­ti 12%! C’est long, très long. Enfin, la bas­cule, à nou­veau une des­cente sinueuse, je vais tout aus­si len­te­ment.

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Retour bord de mer, tou­jours aus­si cra­mé, je pro­fite du pay­sage pour oublier la galère. Plat­ja d’a­ro, enfin.
Je des­cend du vélo au bout de 6h15, j’ai deux troncs d’arbre à la place des jambes. Mais je me dit que sur un mal­en­ten­du, je peux faire un mara­thon cor­rect (com­prendre 3h30 ).

Parcours vélo Tradeinn International Triathlon


Pre­mier kil à l’al­lure sou­hai­tée, mais car­dio bien trop haut. Deuxième km, arrêt toi­lette, 3e kil, arrêt ravi­to. Je pas­sé de 5’00 à 5’40 de moyenne déjà. Puis cette par­tie du par­cours, quelle tris­tesse. Un che­min de terre le long d’un cam­ping, pas de spec­ta­teur, pas d’am­biance.. Je croise Romain Guillaume et l’en­cou­rage. Retour vers le centre, je vais déjà beau­coup moins vite, mais la pré­sence d’é­nor­mé­ment de monde et une ambiance de folie! ça booste. Début du 2e tour, je suis cuit. J’al­terne CaP en 11/12 kmh et marche pen­dant une ving­taine de seconde chaque km. C’est moche mais ça per­met d’a­van­cer encore un peu.

Avec Romain Guillaume sur le Tradeinn International Triathlon
Avec Romain Guillaume sur le Tra­deinn Inter­na­tio­nal Tri­ath­lon

Milieu du 2e tour, Romain Guillaume me reprend et m’en­cou­rage, je me relance un peu et cours avec lui. Il boîte bas, est dans son 4e tour, mais je parle enfin fran­çais depuis 3 jours ! Puis arrive la fin du tour, et me retrouve seul. J’al­terne à nou­veau marche et CaP. Sauf que je marche de plus en plus. Quelques tri­ath­lètes qui me parlent, en espa­gnol évi­dem­ment, mais on arrive 2/3 fois à dis­cu­ter en anglais. On parle foot­ball, c’est pas pas­sion­nant mais ça occupe. 4e tour, et cet aller-retour vers le cam­ping qui me fait mal, très mal. Je marche, beau­coup. Je reviens en ville, j’ar­rive à me relan­cer. Je prends enfin à droite vers l’ar­ri­vée, la déli­vrance après 4h10 de galère. Je n’ai jamais autant souf­fert sur une course. D’a­bord déçu, je constate à froid que ce n’est pas si catas­tro­phique que ça. Mais loin de ce que j’es­pé­rais. Main­te­nant, un peu de repos avant de se diri­ger vers la Bel­gique en fin d’é­té!

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Un commentaire sur « Tra­deinn 2021 – Gérone »

  1. Ayme­ric
    Mer­ci pour ce récit, bra­vo pour cette reprise… même si elle n’est pas au niveau que tu atten­dais…

    Pour faire mon ancien com­bat­tant, dans les années 90, Nice a eu lieu soit en début de sai­son. Et j’ai sou­ve­nir d’une année où nous rou­lions encore en long chez nous et il a fal­lu cou­rir la bas avec 30°… alors je com­prends bien…

    Bonne sai­son
    Patrick
    Pré­sident Fon­da­teur de l’Astre

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