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Le Champ’man de Chris l’épicier

Arrivé sur place le vendredi après une petite natation chez moi, j’ai le temps le samedi de repérer les lieux et de refaire une boucle du parcours vélo. Je retrouve facilement les automatismes de veille de course avec la blinde d’autocollants. Petit stress de veille de course avec les prévisions météo franchement pessimistes. La pluie je n’aime pas surtout quand il y a des virages sur le parcours vélo….

Réveil assez tôt le dimanche. Pour la première fois depuis 2016 je prends le départ d’un format half, premier dossard depuis Vichy 2019. J’ai rajouté cette compétition (merci Nico pour me l’avoir « suggérée ») au programme de 2021 qui est axé sur l’Ironlakes de septembre et le BNSSA. L’occasion de retravailler mes légendaires transitions et de retrouver l’ambiance des parcs à vélo le matin. Là il est un peu tard par rapport à l’habitude. 9h dans le parc à discuter brièvement avec les copains avant de retourner avec Florent à l’appart qui est à 200m du départ natation (je n’ai pas trop perdu mon sens de la logistique). On se met en tenue à l’appart, toilettes privées. Olivier pour qui c’est le premier triathlon (en prépa pour Nice) me rejoint et on va sur le lieu de départ au dernier moment (habitude que je n’ai pas perdue non plus). Pas de souci pour se placer en première ligne dans l’eau. Un signal sonore que je perçois à peine (je vois que je vieillis à cette perte progressive de mon ouïe), c’est en fait la mise en marche de la machine à laver qui me fait comprendre qu’on est lancé. Je foire mon allumage de Garmin (placement de produit !!) et nous voilà lancés pour 1900m. Ça tabasse un peu mais j’ai connu pire. Un petit coup de tatane dans mes lunettes puis ça s’éclaircit. L’île et le pont qui marquent la fin de la natation sont rapidement là. C’est moi ou on est allé vite ? Je sors de l’eau aidé par les bénévoles, un coup d’œil à la montre qui affiche l’heure : 25′ après l’heure du départ. En effet c’est allé vite. Officiellement 23’45 », 21ème temps. Les sensations en natation ne sont pas mauvaises grâce à la reprise en bassin de 50m à Bellerive. Mais surtout un courant favorable qui fera nager tout le monde très très vite. J’arrive à mon emplacement je m’assieds par terre pour enlever ma combi et là encore j’ai gardé mes bonnes habitudes : je galère à l’enlever. David (que je suis tout fier d’avoir égalé en natation) aura le temps d’arriver et de repartir en vélo avant que je ne puisse enfiler mes chaussettes et chaussures. Une transition de brin donc, du classique. 

Départ du vélo. Une longue ligne droite de 2kms où je sens que je ne suis pas chaud des cuissots. Mais de toute façon il ne faut pas s’emballer, le premier raidar arrive vite. L’occasion de rattraper ceux qui m’ont doublé pendant la transition dont David. En arrivant sur le plateau Olivier me rattrape et me double. Je ne le reverrai plus mais c’était prévu. Juste le temps de me prendre le bec avec un guignol qui semblait avoir décidé de suivre la course en voiture au milieu des vélos et on arrive dans la première descente. Là je vais perdre beaucoup beaucoup de places tout comme dans la deuxième ou un avion manque de s’encastrer dans une voiture arrivant en sens inverse.
Mon moteur diesel est encore en train de chauffer et mon cerveau est en mode sécurité. Il sera opérationnel au bout de 25kms. Il n’en reste que 60. La fin du premier tour est roulante. Je me sens mieux mais un mec (il y en a toujours un que ça amuse) m’annonce avant d’attaquer le 2ème tour que je suis 59ème. Un deuxième tour plus incisif (mais avec surement trop de gestion dans les raidars) me permettra bien de doubler une dizaine de vélos mais j’arrive au parc à vélo (avec la déception de ne pas faire un 3ème tour signe que je suis toujours formaté Iron) un peu loin pour jouer les premiers rôles en vétéran.

Une transition un peu longue avec une conception de parc originale…. Donc comme je l’avais envisagé ce sera une cap dynamique au feeling mais sans se mettre au carton pour pouvoir reprendre les cycles de travail rapidement. Je ne cherche même pas à prendre la foulée d’un gars qui me double avec ses Nike Vapofly de truand. Première fois que j’en vois et j’ai l’impression qu’il est monté sur ressorts…. Le parcours est sympa, casse patte par ses petits faux plats mais surtout par ses passages sur terrain en terre ou herbe qui deviendront instables après la petite averse au milieu du 2ème tour (la seule de toute la course finalement : on peut toujours compter sur météo France et la précision de ses prévisions !). On croise et double les potes ce qui permet d’échanger. Je tiendrai finalement une allure plus proche de l’allure marathon que de l’allure Iron mais qui me permet de finir plus vite que je n’ai commencé. Je doublerai d’ailleurs 9 personnes (dont le kangourou, comme quoi les chaussures ne font pas tout) dans le dernier tour et là encore un tour supplémentaire n’aurait pas été de trop alors qu’en 2016 je finissais mes half bien cramé par le semi. Je retrouve Olivier arrivé 4′ avant moi.

Puis les autres Astres arriveront au compte-gouttes. 4h36 pour moi avec une natation bien courte et un vélo correct sans plus. L’impression de ne pas m’être fait assez violence sur cette partie (et d’avoir trop freiné dans les courbes mais ça c’est un défaut que je trainerai à vie). La partie cap est encourageante pour mon Iron même si je sais qu’à partir du 30ème ça ne sera plus aussi facile. Reste 2 gros mois pour arriver à tenir les allures sur le double de distance.
En conclusion, une belle épreuve, bien qu’impactée par les restrictions sanitaires, que j’espère refaire en 2022 en caté V2 avec beaucoup de personnes du club. Merci aux organisateurs et bénévoles. Mais pas à celui qui a organisé la T2 !  🙂 Heureusement que je ne rate pas le podium papy de 30″ je l’aurais eu mauvaise….