Triathlète de l’Astre Creillois depuis 2005, arbitre régional et membre du bureau du club, Florent Couvercelle vient de boucler son deuxième Embrunman. Il nous raconte son histoire avec ce triathlon mythique des Hautes-Alpes, sa préparation atypique et ses objectifs pour 2019.

Florent, peux-tu te présenter en quelques mots ?

J’ai eu 30 ans au mois de juin, la fleur de l’âge à ce qu’il paraît. Célibataire avec une maison, si mon âme sœur me lit, je t’attends, aha ! J’habite à Villers-Saint-Paul depuis ma naissance et je travaille actuellement sur la zone de Roissy en tant que responsable d’un bureau d’études et des achats aériens pour le groupe. En gros, je gère le transport de marchandises à l’international par n’importe quel mode : aérien, maritime, ferroviaire, etc.

Depuis combien de temps pratiques-tu le triathlon et comment t’y es-tu mis ?

J’ai commencé le triathlon en 2005 au sein de l’Astre Creillois et j’ai pu me lancer sur des distances jusqu’au M, dont celui de l’Alpe d’Huez, réalisé deux fois. Très vite, j’ai arrêté quand je suis monté à Amiens après le bac, avant de reprendre en 2013. Pourquoi je me suis mis à ce sport de fou mais tellement riche ? La réponse à la question suivante !

Tu viens de finir l’Embrunman pour la deuxième fois : pourquoi cette course est-elle si spéciale pour toi ?

Depuis tout jeune, j’étais à Embrun l’été, présent chaque 15 août à 6 h du matin et toute la journée pour suivre les concurrents, dont mon oncle qui l’a fait à deux reprises, en 92 et 96 (bon, je l’ai suivi en 96 et pas en 92 : à 4 ans, je ne pense pas avoir de souvenirs ^^).

Dès mes 10 ans, voire moins, je prenais mon vélo de route pour monter les Orres, Pontis (au-dessus du Sauze), les Puits et j’en passe. Je m’organisais mon propre triathlon certains étés, avec des distances plus que raisonnables. Mais surtout, voir cette atmosphère dès l’obscurité, cette magie qui règne autour de cette épreuve, ça m’a donné envie de m’y mettre et surtout de faire de l’Embrunman MON objectif personnel.

Un paysage aussi splendide, des supporters aux petits soins tout au long de la journée, des passages que je connais depuis tout gamin, cette émotion qui me gagne à chaque fois que je parle de ce lieu, les larmes qui montent au départ et qui ne me quittent pas jusqu’à la ligne d’arrivée : voilà ce qui fait de cette course quelque chose de spécial pour moi. L’ultime élément, c’est la perte de mon grand-père l’an dernier à Embrun, qui m’a décidé à m’aligner en sa mémoire.

Parle-nous de tes activités autour du triathlon

Effectivement, je ne me contente pas d’être athlète dans ce sport, je veux m’y investir par plusieurs fonctions. La première est celle d’arbitre régional. J’ai commencé en 2013 ou 2014, si je ne me trompe pas, à la fois pour apporter une aide au club et pour me familiariser avec toutes les règles qui en découlent. Il est assez frustrant de se faire disqualifier sur une épreuve par méconnaissance du règlement… Mais c’est assez prenant et je pense me mettre en année sabbatique en 2019.

Depuis début 2018, je fais aussi partie du bureau du club. Entré comme assistant à l’organisation du TVO (pour épauler notre cher Prez) et référent arbitrage, je compte beaucoup plus m’investir dans ce rôle et prendre plus de responsabilités avec le temps. Je n’étais pas présent sur le TVO (je ne peux pas dire « malheureusement » : j’étais en train de réaliser un rêve de gosse au Pérou). L’ambiance qui règne au club me plaît, mais c’est surtout le fait de rendre à ce club et à ses adhérents ce qu’ils m’apportent : des échanges fabuleux, un soutien indéfectible, une force qui te pousse dans les moments compliqués, etc.

Quels sont tes objectifs pour 2019 ?

Une vraie préparation ? 😀 (référence à celle de l’EM 2018). Non, plus sérieusement, une belle année sur le plan personnel et sportif. Plusieurs objectifs sont déjà affichés : le Ventouxman début juin sur le format L, l’IronJUW de Nice le 30 juin, l’Embrunman (jamais deux sans trois) en SUB14 (je ne peux plus me cacher) !! Le trail des Templiers fin octobre également et, entre ceux-ci, pas mal de trails et de triathlons format M ou S. 2019 sera une année de « professionnalisation » de mon entraînement.

Un conseil pour ceux qui hésitent à se lancer sur la distance Ironman ?

N’hésitez pas. La vie est trop courte pour ne pas le faire. 50 km de natation, 1 300 km de vélo et 800 km de course à pied : voilà ma prépa avant Embrun. Alors oui, ce n’est pas la meilleure façon de se préparer, mais ce que je veux dire, c’est que rien n’est impossible quand on a la motivation !! Comme le disait encore cette année M. Iacono, organisateur et surtout fondateur de l’Embrunman : « Tout le monde peut venir à bout de cette course, il suffit d’avoir un minimum d’entraînement et de bien se connaître. » C’est exactement ça.

On ne va pas se mentir, ce n’est pas facile tous les jours, ce n’est pas 10 h ou 17 h avec la banane, mais quelle sensation quand on franchit la finish line !!! 😀 😀

As-tu quelque chose à ajouter ?

Merci à tout le monde pour vos encouragements sur la course. C’est une deuxième famille, en fait, l’ASTRE !

À lire aussi : le récit Embrunman, le mythe (2019), le compte rendu de l’Embrunman 2018 et le Hall of Fame des triathlètes de l’Astre Creillois.