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Ironman 70.3 des Sables, la bonne aventure…

L’Ironman 70.3 Sables d’Olonne était mon 5ème Half Ironman, après Berlin, le Natureman, le 70.3 de Marbella et de Kraichgau. L’objectif est de prendre du plaisir sur la globalité de la course et de profiter de l’after-course, pas d’ambition de chrono, juste l’envie de courir un semi de A à Z pour une fois…

L’état des lieux du triathlete du dimanche

Avec le contexte sanitaire, j’ai réussi à placer le triathlon des Moines en guise d’apéro, de course de prépa mi-juin.
Niveau prépa, j’ai nageouillé… pas de réelles séances en piscine (malgré mon accès prioritaire)… l’eau libre… ça me coûte tellement d’effort d’un point de vue mental, que je ne participe qu’à quelques séances au moment de la reprise… quitte à nager 10 minutes…
Niveau vélo, la volumétrie d’entrainement est là (+ de 5000km au compteur depuis Avril) le poids de forme pas encore (malgré le délestage)… Des watts ⚡️ comme jamais, par contre, je me suis donné les moyens d’avoir cette forme actuelle, car j’ai morflé sur certaines sorties, même celle soit disant de récup’… merci de m’avoir attendu à chaque côte.
Niveau marche Course à pied, j’ai couru en 5 mois ce que je cours en une année… c’est à dire, pas grand chose 350km… je suis un plan d’entrainement Garmin pour un semi à sec (compliqué au final, car ça ne prends pas compte de ce que je réalise en vélo… mais n’étant pas de nature discipliné, ça me fera une ligne directrice, sans faire chier personne, ni perdre de temps à un éventuel coach). Je suis quelqu’un qui progresse dans l’adversité… j’ai vraiment du mal avec la cap… juste 2/3 cap à plusieurs, une improvisé avec Alban avec un finish en PLS sur sa sortie de reprise / récup, ma seule sortie longue de 14km avec Cédric & les Filles et un nouveau PR sur 10k en faisant le con avec Mathieu & Alex.

L’avant-course… Vendredi, Samedi…

Sur la start-list… on sera 3 Astres (Olivier M. & Fred L.) sur la course, accompagné par 2 cantiliens (Cédric & Nico), ça sera aussi pour moi l’occasion de rencontrer en chair et en os, Vincent (finisher des Sables en 5H30 l’année passée, après avoir perdu 40kg en 1 an, après 20 ans d’arrêt de sportil finira sous les 5H cette année) mais également Anaïs & Dimitri alias DD de la Team Zwift .

Arrivé le vendredi en milieu de matinée, dépôt des vélos chez Nico & Cédric, une petite marche sur la promenade des Sables d’Olonne… la finish-line est en cours de montage…. le village s’ouvre… rdv à midi avec Vincent pour déjeuner au Mona Lisa (the place to be pour manger sur les sables, prévois ta résa par contre).

16h, c’est l’heure du digestif…. c’est parti pour une bonne heure de bike pour éliminer les heures de bagnoles, le risotto, le tiramisu and co, mais surtout reconnaitre les premiers km en la compagnie de Vincent.
On galère avec un Belge à prendre la bonne route… le début est cocasse avec la sortie du port… on traverse un grand parking, une zone de moto-école, une piste cyclable… un concours de pétanque… on est sur des petites routes de campagne… on est loin des parcours larges du label… le parcours des sables… comment dire… c’est de grands tobbogans… sans trop de %… on fait les 15 premiers km, on bifurque pour rentrer… direction Palais des Congrés… j’avais rdv avec tout le monde à 17h pour récupérer le dossard, package etc… l’occasion de croiser DD & Anaïs, on papote 2 min…

Retrait des dossards, c’était sur deux jours… avec un créneau de rdv… rien à redire, rapide, malgré le contexte sanitaire, la seule différence est le retrait d’un bonnet de couleurs différentes (couleur également sur le dossard) pour les groupes d’âge.
Aux sables, la natation, c’est avec la marée… pour garantir l’équité…suite au scandale de la 1ère édition…. les SAS de natation sont selon les groupes d’âge et non pas par temps visé pour la natation….
Je trouve qu’il devrait étendre cette initiative aux autres courses du label Ironman…

Samedi matin, la pluie s’invite… petit déjeuner entre triathletes à l’hotel… baston de regards entre futurs participants… ça s’observe… tous affûtés comme une lame, mon regard tombe sur un civil en face de moi… bordel, je le connais, son visage me dit quelque chose… rien à voir avec le triathlon… je me sens con… car si je le connais… il me connait… putain 🤦🏻‍♂️… c’était François Berléand, l’acteur…. je le saurais plus tard dans l’hotel… petite marche pour prendre un petit café en terrasse couverte sur le remblai, oh tiens Marine Leleu… avant de faire un tour au Village Ironman… je me retrouve à acheter des verres à shooter Ironman 🤦🏻‍♂️… ça peut être utile pour trouver des nouvelles courses en soirée… en repartant vers l’hôtel, je tombe sur Olivier et sa petite famille… il me distille deux-trois tips comme il a participé à l’édition 2019.
Fin d’après-midi, c’est l’heure de déposer le bike au parc à vélo… je tombe sur le crew de Chantilly qui repart… on papote, comme la météo prévisionnelle n’est pas bonne… une seule question se pose, doit-on laisser les sacs avec la pluie ? l’orga laisse le choix de déposer les sacs de transition le lendemain matin… il n’y a plus de rack pour les sacs de transition, ni de tentes à cause du covid… il faudra les accrocher au guidon… je rentre dans le parc à vélo avec Olivier… autant tout est mesuré avec le protocole sanitaire… autant dans le parc à vélo… les vélos se touchent… la transition se passera là… avec tes sacs à vider et à remplir…

On vérifie une dernière fois où se situe le vélo dans le parc… et je rentre à l’hôtel… enfin non…. je décide de reconnaitre la totalité du parcours vélo en voiture… quitte à perdre deux heures… j’avais fait un début de reco à vélo avec Vincent, mais l’impression est trop « bonne » je me dis qu’il y a un loup quelqu’un part… je me dis qu’il va pleuvoir, le vent va être de la partie avec des bonnes rafales et j’essaye de noter le nom des villes où le vent va être de face… je me rappelle aussi des paroles d’olivier… il n’y a pas de difficultés, c’est roulant mais il peut être usant… Perte de temps ? j’aurais la réponse le lendemain…

Direction le restaurant… double plat de pâtes… digestion le long du chenal du Vendée Globe pour mettre des derniers repères sur la natation… je cherche les échappatoires pour arrêter de nager au cas où… je remarque que sur les bords… il y a une sorte de rebord immergé le long du mur où on doit avoir pied… c’est con mais ça me rassure… allez hop l’hôtel… il me reste mes bidons à préparer….

Dimanche… le JOUR J

Réveil… ouverture de l’application de météo… il va pleuvoir sur le vélo… mais c’est surtout pour obtenir le vent (OSO 29km/h avec des rafales à 42km/h) afin de paramétrer sa force et mettre à jour les données BBS de ma course sur mon compteur afin de mettre les watts là où il faut… on aura le vent de 3/4 de dos et de coté sur les 60 premiers kilomètres… les 30 derniers kilomètres seront face au vent… Produire des watts c’est bien, en perdre inutilement, c’est stupide…

5h du mat’, petit déj rapide dans une ambiance silencieuse… hey les gars, elle est passé où votre baston de regards ?… plus de vomito d’avant-course en 2021… (le monde d’après, il parait)…

Le départ de ma catégorie est à 6h40, juste après les départs Pro H & F et paratriathlètes… On est parqué par groupe d’âge, tous masqués, le soleil se lève… les Pro courent à travers des fumigènes rouges sur la plage… une bonne centaine de mètres à courir… On part en rolling-start 6 par 6… la météo est bonne… la mer est agitée… 300m de front pour accéder à la première bouée… j’avance pas… je me dis que la galère commence… je me prends chaque vague qui me repousse… je brasse… j’essaye de trouver des mecs qui galèrent pour me rassurer… je passe enfin cette bouée… il faut rejoindre le chenal désormais, on a désormais les vagues de côté… toujours en train de cogiter… de chercher une solution pour sortir de là…. le chenal enfin… on n’aura plus les vagues, la marée sera basse à 7H14… à contre courant (faible) donc… je regarde les spectateurs sur le bord… je longe le muret tout à droite…. (je sais qu’il y a une stratégie selon le courant, qu’il faut nager au milieu ou sur les bords)… je cherche juste à me rassurer… j’ai l’impression de nager pendant longtemps… j’ai encore des bonnets verts autour de moi (ma catégorie d’âge), juste un moment d’euphorie… sur 300m une sensation de courant qui me pousse… je me dit c’est bon… ça me motive…. je me relache mais mon mental de chips me joue des tours, comme un con, je cherche à sentir les odeurs de fioul des bateaux… je suis assez sensible là dessus… mais je cherche l’odeur pour me rassurer… entre le stress, l’effort, j’ai perdu pas mal d’énergie à me battre… (ah si j’ai foutu aussi quelques coups pour faire ma place, putain c’est large… laissez-moi nager tranquille sur le côté avec mes crises d’angoisse bordel)…. c’est là que je me rends compte que j’ai surestimé mon niveau de forme générale… la ppg commence à parler mon subconscient… j’arrive sur le ponton de la sortie…. commence à courir dessus… certains prennent leur petit déjeuner sur leurs yatchs amarrés, ils sont aux premières loges… je balance au mec bedonnant de la croisière s’amuse qu’il n’a pas de scrupules avec les viennoiseries… les pirates dénudés de leur néoprene rigolent…

Il faut courir jusqu’au parc à vélo situé sur le parking du port des Sables d’Olonne… la transition entre la sortie de l’eau et le parc est longue… pas trop de place pour se changer… ça se bouscule… il n’a pas encore plu… je décide de mettre quand même la Gabba au lieu du débardeur du club… il va pleuvoir sur le vélo… pas de doutes… je dois sortir 250 watts pour 35 de moyenne selon BBS